Une transformation de la propriété et du travail
Publié sur un blog personnel hébergé par Mediapart, le texte n'émane pas de la rédaction du média. Son auteur présente le communisme comme une réponse urgente à un système qui, selon lui, compromet les conditions de vie humaines.
Au centre de son raisonnement figure le contraste entre les richesses disponibles et l'extension de la pauvreté. Il estime que les connaissances, les techniques et les capacités de production permettraient de vivre dignement, mais que leur utilisation reste subordonnée à la rentabilité des capitaux privés.
Il préconise donc de soustraire les moyens de production à la propriété privée pour les placer sous une gestion collective et démocratique. Son projet se réclame d'un communisme dans lequel "le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous".
Les mobilisations sociales au cœur du diagnostic
Pour l'auteur, les protestations en France et ailleurs en Europe traduisent un refus de la dégradation des conditions de vie. Il cite notamment la défense des services publics, les salaires, les conditions de travail et l'accès des jeunes à l'emploi. Il décrit la répression de ces mouvements comme un moyen de préserver l'ordre social inégalitaire.
RFI rapporte que, selon le ministère français de l'Intérieur, les rassemblements du 24 octobre 2026 ont réuni environ 410 000 personnes en France. Les autorités avaient mobilisé 70 000 policiers et personnels de sécurité. Le ministère a recensé 1 314 interpellations et environ 50 policiers blessés, contre plus de 1 000 policiers blessés la semaine précédente. Les syndicats ont appelé à une grève nationale le 5 novembre 2026.
Les tensions dépassent le cadre français. Selon RFI, la police belge a employé du gaz lacrymogène et du gaz poivré contre des manifestants antigouvernementaux à Bruxelles le 24 octobre. En Albanie, une contestation commencée pacifiquement à la fin de mai est devenue violente en octobre. Dans plusieurs villes italiennes, des affrontements se sont produits pour la deuxième semaine consécutive.
L'intelligence artificielle et le partage des gains de productivité
Le billet oppose la pression pour travailler plus longtemps et à un rythme plus soutenu aux possibilités de réduction du temps de travail. Selon l'auteur, le partage des tâches et les gains de productivité permettraient une autre organisation de la production. Il affirme que l'intelligence artificielle provoque déjà la mise au chômage de millions de travailleurs et voit dans ces suppressions d'emplois une illustration de ce potentiel.
Une projection consacrée aux États-Unis donne une mesure des déplacements d'emplois envisagés, sans constituer un bilan des pertes déjà survenues. Selon Fortune, l'économiste de Goldman Sachs Joseph Briggs estime, dans une note publiée le 22 octobre 2026, que jusqu'à 9 % des travailleurs américains pourraient être déplacés dans le cadre de la transition liée à l'IA, soit environ 15 millions de personnes sur une décennie.
À cet effet s'ajouterait un ralentissement des embauches pesant sur l'emploi à hauteur de 3 % supplémentaires. Joseph Briggs prévoit que ces pertes devraient s'accélérer en cas de récession.
La raréfaction de l'eau parmi les menaces écologiques
L'auteur relie aussi son appel politique à la destruction des ressources naturelles. Il évoque le manque d'eau ainsi que la pollution chimique de l'air et des sols, qu'il considère comme des menaces pour la pérennité des conditions de vie humaines.
Dans un rapport du 20 janvier 2026, l'Institut universitaire des Nations unies pour l'eau, l'environnement et la santé (UNU-INWEH) décrit l'entrée du monde dans une ère de faillite hydrique mondiale. Environ 4 milliards de personnes connaissent une pénurie d'eau sévère pendant au moins un mois chaque année.
Le rapport indique également qu'environ 70 % des grands aquifères sont en déclin à long terme. En cinq décennies, 410 millions d'hectares de zones humides ont disparu.
L'Iran et le risque militaire invoqué par le billet
Sur le plan militaire, l'auteur dénonce la "folie guerrière" du président américain et lui attribue l'idée d'une option nucléaire contre l'Iran.
CNN a rapporté le 15 octobre 2026, en citant plusieurs responsables américains, que le Pentagone avait préparé de nouveaux plans de frappe contre l'Iran. Ceux-ci incluent l'emploi possible de la GBU-43/B MOAB, la bombe non nucléaire la plus puissante de l'arsenal américain, contre des infrastructures énergétiques et des sites nucléaires, notamment le site souterrain de Pickaxe Mountain.
Ces plans seraient mis en œuvre si Donald Trump ordonnait une reprise des opérations de combat, avant ou après les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Le 16 octobre, le président américain a déclaré à Newsmax qu'il n'utiliserait pas l'arme nucléaire contre l'Iran.


