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Camille Deschamps

Congrès du RN à Orléans : Nuñez attend plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants samedi

Laurent Nuñez a annoncé mercredi 21 octobre un important dispositif de sécurité pour le congrès du Rassemblement national, organisé les 24 et 25 octobre 2026. Le ministre de l'Intérieur prévoit "plusieurs dizaines de milliers" de contre-manifestants samedi à Orléans, "et un peu moins le dimanche".

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Des renforts pour le congrès et les manifestations

Le ministère de l'Intérieur prévoit de sécuriser aussi bien le rassemblement du RN que les manifestations déclarées. Laurent Nuñez promet "un dispositif de service d'ordre extrêmement conséquent", avec un engagement massif de forces mobiles. Il évoque le risque que certaines manifestations cherchent à s'en prendre aux événements du RN.

Le ministre distingue les deux journées : samedi, une manifestation a notamment été déclarée par des partis politiques et des organisations syndicales ; dimanche, une autre mobilisation est prévue, "pour laquelle les choses sont un peu moins cadrées".

Selon les informations du groupe EBRA publiées par Le Dauphiné Libéré, Orléans doit recevoir plus de 1 100 CRS et gendarmes mobiles pour sécuriser le congrès. À l'échelle nationale, les 8 000 CRS et l'ensemble des BRAV-M seront mobilisés samedi. Des rappels de congés ont été effectués dans les forces de l'ordre.

Un "acte II" des mobilisations des gilets jaunes est également annoncé partout en France le samedi 24 octobre, parallèlement au congrès.

Deux journées de contre-mobilisation

Pour la contre-mobilisation à Orléans, plusieurs sources policières interrogées par l'AFP avancent une prévision de 10 000 à 15 000 participants, rapporte Le Journal du Centre. Cette estimation est inférieure aux "plusieurs dizaines de milliers" de personnes évoquées par Laurent Nuñez pour samedi.

Le rendez-vous du samedi est fixé à 10 h 30 sur le parvis de la cathédrale Sainte-Croix, d'où partira la manifestation. Un "village antifasciste" doit ensuite accueillir le public au Campo Santo, de 13 h à 22 h. L'AFP fait état d'une cinquantaine d'organisations engagées dans la contre-mobilisation ; La République du Centre en dénombre plus de 70. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, et Clémentine Autain sont annoncés.

Le Collectif antifasciste orléanais ne s'associe pas à la mobilisation unitaire du samedi. Il organise une manifestation distincte dimanche 25 octobre : les participants sont appelés à se retrouver dès 13 h aux Tourelles, dans le quartier Saint-Marceau, avant de prendre la direction de CO'Met.

Le RN attend plus de 10 000 personnes sur le week-end

Le programme du RN articule son 19e congrès et le lancement de sa campagne présidentielle. Samedi 24 octobre, les travaux se dérouleront au Zénith d'Orléans entre 12 h et 18 h 30. Le délégué départemental du parti dans le Loiret décrit cette journée comme une assemblée générale destinée à réélire Jordan Bardella à la tête du mouvement, selon France 3 Régions. Le premier grand meeting de lancement de la campagne présidentielle suivra dimanche à CO'Met, à partir de 15 h 30.

Le parti annonce plus de 10 000 personnes dans le Loiret durant le week-end. Six navettes sont prévues pour les militants, avec des départs d'Amiens, Bordeaux, Dijon, Metz, Paris et Valenciennes. Un responsable local du RN prévoit pour sa part 5 000 militants samedi et le double dimanche.

Jordan Bardella dénonce les interrogations sur la possibilité de tenir ce meeting à six mois de l'élection présidentielle. Il souligne que son parti est donné en tête et pourrait, selon lui, se trouver au gouvernement dans six mois. Le président du RN affirme vouloir poursuivre la campagne : "nous ferons nos meetings". Dès lundi, il avait demandé au ministère de l'Intérieur de garantir aux sympathisants et aux élus RN une participation "dans des conditions de sécurité saines et normales".

Marine Le Pen confiante, la mairie inquiète

Sur franceinfo mercredi 21 octobre, Marine Le Pen a assuré ne pas être inquiète pour la tenue du congrès. Elle estime que le gouvernement a compris la nécessité de prendre des mesures permettant son bon déroulement. Elle a aussi jugé "fou" que des organisations de gauche cherchent à entraver un congrès démocratique.

Le maire d'Orléans, Serge Grouard (DVD), s'est au contraire dit "inquiet" et a demandé que "l'État prenne ses responsabilités". Dans cette ville de 116 000 habitants, la municipalité a réuni une cellule de crise mercredi 21 octobre au matin. Un point presse de la mairie était prévu jeudi 22 octobre.

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