Des contrôles également signalés à Rome
Les quatre liaisons détaillées par les autorités reliaient Copenhague et Londres-Heathrow à Varsovie, Manchester à Murcie, en Espagne, et Bergame, en Italie, à Sofia. Les inspections menées après l'atterrissage ont établi que les alertes étaient fausses.
Le décompte plus large rapporté par Reuters comprend aussi deux avions de Ryanair arrivant à Rome-Fiumicino depuis Lisbonne et Dublin, ainsi qu'un autre vol de la compagnie reliant Dublin à Sofia. Aucun engin explosif n'a été découvert lors de ces contrôles.
Le gouvernement britannique a dénoncé de fausses menaces à caractère malveillant et assuré que des procédures éprouvées étaient en place pour répondre aux risques de sûreté aérienne. L'Autorité britannique de l'aviation civile n'a, pour sa part, pas souhaité commenter.
Un déroutement et des restrictions à Varsovie
À Varsovie-Modlin, l'alerte a entraîné une fermeture temporaire de l'aéroport au trafic. Le Boeing 737 MAX de LOT venant de Londres-Heathrow y avait été dérouté et s'était posé sans incident avec 181 personnes à bord. Adam Szablowski, porte-parole de l'aéroport, a précisé : "Les passagers ont été évacués et l'avion a été soumis à des contrôles de sécurité. Rien n'a été trouvé".
L'autre aéroport de la capitale polonaise, Varsovie-Chopin, a fermé une piste pour l'inspection du vol SAS SK751 en provenance de Copenhague, mais l'activité de l'ensemble de la plateforme n'a pas été perturbée. Selon SAS, l'Airbus A320neo avait atterri normalement et ses passagers avaient débarqué pendant les vérifications.
Piotr Rudzki, porte-parole de Varsovie-Chopin, a expliqué à l'AFP que les contrôles répondaient à des "informations sur la présence d'un objet dangereux à bord". Ils se sont achevés vers 12 h 20, heure locale, permettant le retour au fonctionnement normal de l'aéroport.
Les passagers débarqués à Murcie, un avion inspecté à Sofia
À Murcie, les 114 passagers et les 7 membres d'équipage du vol Ryanair venant de Manchester ont débarqué pour les vérifications de sécurité. L'avion s'était posé à l'heure prévue, vers 10 h 30, sans incident, d'après l'opérateur aéroportuaire espagnol Aena. Après l'intervention de la police espagnole, le plan d'urgence a été levé vers 13 heures.
À Sofia, les équipes ont inspecté le vol Wizz Air arrivé de Bergame à 11 h 10. Le ministère bulgare de l'Intérieur a indiqué qu'elles n'avaient trouvé aucun objet suspect.
Deux précédents depuis dimanche
La veille, lundi 2 novembre, une alerte avait contraint un vol Wizz Air entre Londres-Luton et Sofia à un atterrissage d'urgence à Budapest, sous l'escorte de deux chasseurs hongrois. Selon le ministre hongrois de la Défense, Romulusz Ruszin-Szendi, le service d'alerte de défense aérienne de l'OTAN avait émis une alerte concernant cet appareil. Des Gripen hongrois avaient alors décollé en quelques minutes pour assurer son atterrissage en sécurité.
Dimanche, c'était un appareil d'Austrian Airlines reliant Tel Aviv à Vienne qui avait été dérouté vers la Bulgarie. Là encore, les recherches n'avaient révélé aucun explosif.
Ces incidents s'inscrivent dans un contexte de préoccupations accrues en Europe face aux opérations hybrides et aux sabotages visant des infrastructures critiques. Des responsables européens ont déjà accusé la Russie et l'Iran d'implication dans de telles activités, ce que les deux pays nient. Les autorités n'ont toutefois publiquement lié aucun pays aux alertes de mardi.









