Le corps d'un homme disparu retrouvé après d'intenses recherches dans la rivière Tarn
Les recherches ont pris fin dimanche matin à Villemur-sur-Tarn, commune de 6 345 habitants située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Toulouse. Le corps d'un retraité de 83 ans, disparu depuis le milieu de la semaine, a été découvert dans la rivière Tarn par des plongeurs spécialisés de la gendarmerie.
Depuis mercredi, les gendarmes de la communauté de brigade de Fronton menaient des investigations intensives. Les lieux de promenade habituels de l'octogénaire ont été passés au peigne fin, le commerce qu'il fréquentait a été visité, mais aucune trace du retraité installé de longue date dans cette commune en bord du Tarn.
Un chien exceptionnel mobilisé depuis Nîmes
Face à l'absence de résultats, un premier chien pisteur a été engagé sans succès. Les gendarmes ont alors fait appel jeudi à un Saint-Hubert basé à Nîmes, une race dotée de capacités olfactives exceptionnelles. Avec 280 millions de capteurs olfactifs contre environ 200 millions pour un berger malinois et seulement 5 millions chez l'humain, ces chiens peuvent remonter des pistes anciennes de plusieurs jours. La Gendarmerie nationale ne dispose que d'une dizaine de ces animaux opérationnels sur l'ensemble du territoire, affectés exclusivement à la recherche de personnes disparues.
Jeudi matin, le Saint-Hubert a conduit son maître-chien directement jusqu'au bord de la rivière. Cette découverte a orienté les recherches vers le milieu aquatique.
Trois brigades nautiques déployées
Les pompiers ont effectué les premières investigations dans l'eau sans parvenir à localiser le corps. En fin de semaine, face à la complexité de l'intervention, la gendarmerie a mobilisé des renforts exceptionnels : les plongeurs des brigades nautiques de Saint-Cyprien, Marseillan et Leucate. Ces unités spécialisées, formées au Centre National d'Instruction Nautique de la Gendarmerie à Antibes durant neuf semaines, sont entraînées à intervenir jusqu'à 35 mètres de profondeur pour effectuer des constatations judiciaires en milieu subaquatique.
Le Tarn, rivière de 380 kilomètres qui prend sa source sur le mont Lozère avant de se jeter dans la Garonne, traverse cinq départements dont la Haute-Garonne. C'est dans son lit que les plongeurs ont finalement localisé et extrait le corps du disparu dimanche en milieu de matinée.
L'hypothèse accidentelle privilégiée
Cette découverte apporte des réponses à la famille de la victime. En France, entre 40 000 et 50 000 personnes disparaissent chaque année, dont environ 10 000 disparitions restent non élucidées et sont classées comme inquiétantes.
Sous l'autorité du parquet de Toulouse, la gendarmerie poursuit désormais ses investigations pour déterminer les circonstances exactes du décès. À ce stade, l'hypothèse accidentelle demeure privilégiée par les enquêteurs.









