« Ça faisait comme un rond de lumière » : Le Set victime d'un nouvel incendie criminel
Emmitouflée dans un plaid, les traits tirés, Caroline Cabusat se tenait devant Le Set au petit matin du mercredi 14 octobre 2026. La gérante de 42 ans venait de subir un nouvel incendie criminel dans son bar-restaurant de Valenciennes, qu'elle a repris le 19 juin 2024.
« Ça faisait comme un rond de lumière »
En à peine deux ans et demi d'exploitation, l'établissement a été frappé à cinq reprises : trois cambriolages avec effraction et deux incendies.
« Mais là, c'est le coup de grâce ! »
Une série d'agressions dans un contexte de hausse de la délinquance
Le cas du Set s'inscrit dans une tendance préoccupante observée à Valenciennes, ville de 43 468 habitants du département du Nord. Les forces de l'ordre locales ont enregistré 4 459 crimes et délits en 2025, contre 3 717 en 2024, soit une augmentation de 20% en un an. Les cambriolages de logements ont particulièrement progressé, passant de 88 en 2024 à 120 en 2025, une hausse de 36,4% représentant environ un cambriolage tous les trois jours.
Les incendies constituent également un risque croissant dans la ville. En juin dernier, un incendie mortel au Modern'Hôtel avait fait un mort et provoqué l'évacuation d'une vingtaine de personnes, avec une quinzaine de chambres touchées. Le 14 juillet, un violent sinistre rue Saudeur avait détruit trois maisons et un hangar sur près de 800 mètres carrés.
Un phénomène national qui touche les commerces
Le secteur de la restauration et de l'hôtellerie fait face à une vague d'actes malveillants à travers la France. En juillet 2026, les cambriolages de commerces et locaux professionnels ont représenté 8 983 faits supplémentaires au niveau national, dans un contexte de hausse globale des cambriolages de 5,8% ce mois-là.
D'autres établissements ont connu des situations similaires. Un bar-restaurant du quartier de Gerland à Lyon a été cambriolé quatre fois en un seul mois en août 2026. En Seine-Maritime, un bar-tabac a subi trois cambriolages en six ans, pour un préjudice total dépassant 15 000 euros.
Face à cette accumulation d'agressions, Caroline Cabusat se retrouve confrontée à un choix difficile concernant l'avenir de son établissement, alors que la sécurité des commerces reste une préoccupation majeure pour les professionnels de l'hôtellerie-restauration dans la région Hauts-de-France.









