« Je trouve ça immonde de la part de la justice » : après les révélations sur les causes du décès de Loana, sa mère sort du silence
Violette Petrucciani, la mère de Loana Petrucciani, ancienne vedette de télé-réalité décédée le 26 mars dernier à Nice, sort du silence pour dénoncer la manière dont elle a été informée des conclusions de l'autopsie de sa fille. Selon ses déclarations au chroniqueur Gilles Verdez, retransmises sur le plateau de « Tout beau, tout n9uf » sur W9, elle aurait appris les résultats de la synthèse médico-légale par les médias, sans avoir été prévenue au préalable par les autorités judiciaires.
« Je trouve ça immonde de la part de la justice qui ne tient pas compte de ma peine », a-t-elle confié, visiblement très affectée. Cette situation fait écho aux dispositions légales françaises qui, selon l'article 230-28 du Code de procédure pénale, accordent aux familles un droit à l'information lorsqu'une autopsie médico-légale est ordonnée.
Les conclusions médico-légales révélées par le parquet de Nice
Le 6 octobre, le parquet de Nice a rendu publiques les conclusions de la synthèse médico-légale concernant le décès de Loana, survenu à l'âge de 48 ans. Selon le procureur, le décès serait « multifactoriel », résultant d'une combinaison de plusieurs éléments : une consommation chronique de substances toxiques (alcool et stupéfiants), une concentration toxique aiguë de médicaments sédatifs, ainsi qu'une défaillance métabolique sur un état de santé préalablement très précaire.
Ces conclusions viennent compléter les premiers résultats de l'autopsie révélés le 31 mars, qui avaient déjà écarté l'intervention d'une tierce personne dans le décès. L'enquête avait rapidement exclu cette hypothèse après que les pompiers, alertés par un voisin inquiet, ont retrouvé le corps sans vie de Loana dans son appartement fermé de l'intérieur. Une plaie à l'arrière du crâne avait un temps suggéré une possible chute, mais les analyses toxicologiques ont finalement dressé un tableau plus complexe.
Des zones d'ombre persistent selon la mère de Loana
Violette Petrucciani conteste vigoureusement ces conclusions et évoque plusieurs interrogations qui demeurent sans réponse à ses yeux.
Il y a quelqu'un qui va défendre ma fille à un moment donné ? Qui va défendre la peine que j'ai ? Elle était malade, je veux bien. Pendant un temps, elle s'est droguée, je veux bien. Mais ça n'explique pas qu'elle soit tombée alors qu'elle ne tombait plus. Quelle est cette blessure à la tête ?
La mère de l'ex-star avait un temps pointé du doigt Sophie, l'ancienne compagne de sa fille, avant que l'enquête n'écarte cette piste. Selon Gilles Verdez, une plainte de la famille n'est pas exclue à ce stade.
Une célébrité fulgurante née de la première télé-réalité française
Loana Petrucciani était devenue une figure emblématique de la culture populaire française en avril 2001, lorsqu'elle avait participé à Loft Story, adaptation française du format Big Brother et première émission de télé-réalité de ce type en France. Lancée sur M6 le 26 avril 2001, l'émission avait révolutionné le paysage audiovisuel français et propulsé la chaîne à la troisième place avec 16,5% de parts d'audience, atteignant même 70% auprès des 15-24 ans.
Sélectionnée parmi environ 13 000 candidats pour sa spontanéité et sa fragilité apparente, la jeune femme avait vécu pendant dix semaines sous l'œil constant des caméras. La finale de Loft Story avait rassemblé 7 millions de téléspectateurs, avec un pic à 11,7 millions lors de l'annonce de la victoire de Loana et Christophe, représentant près de 50% de parts d'audience – un phénomène national sans précédent.
Cette notoriété soudaine avait ouvert à Loana les portes du succès commercial. Son autobiographie « Elle m'appelait... Miette » s'était vendue à plus de 100 000 exemplaires, et elle avait défilé pour le couturier Jean-Paul Gaultier en 2002. Elle était restée active dans le monde télévisuel jusqu'en 2019, maintenant une présence médiatique pendant près de deux décennies.
Un destin marqué par les difficultés personnelles
Cependant, cette célébrité fulgurante s'était accompagnée de nombreuses difficultés personnelles. Laure de Lattre, ancienne participante de Loft Story, avait témoigné auprès du Parisien que Loana « voulait juste être aimée » et que si « le Loft aurait pu changer sa vie, sa vie est devenue bien pire » par la suite, soulignant que les participants n'avaient pas été préparés à ce qu'ils allaient vivre.
Les pompiers avaient découvert le corps de Loana plusieurs jours après son décès, son chien ayant également été retrouvé mort à ses côtés. L'appartement était fermé à clé de l'intérieur, obligeant les secours à pénétrer par une fenêtre.









