Faits divers

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Marie Lambert

Nice : une mère d'élève en garde à vue après des violences contre deux membres d'une école maternelle

La directrice de l'école maternelle Clément-Roassal et une enseignante ont été agressées lundi 2 novembre 2026. Une mère de deux enfants scolarisés dans cet établissement niçois a été interpellée. Selon le maire Éric Ciotti, la directrice a été retenue près d'une heure dans son bureau et aurait sub…

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Un rendez-vous à 9 heures, puis des violences

La femme mise en cause, âgée de 36 ans, avait rendez-vous avec la directrice à 9 heures, a indiqué Éric Ciotti. D'après Nice-Matin, cette rencontre concernait un différend au sujet de l'une de ses filles. La mère aurait évoqué une affaire d'agression sexuelle dont l'équipe éducative n'avait pas connaissance.

Selon le récit du maire, la mère d'élève a pris le téléphone portable de la directrice et fermé la porte du bureau, où elle l'aurait séquestrée pendant près d'une heure. RTL rapporte qu'elle a exhibé un pistolet. Éric Ciotti a précisé ne pas savoir si l'arme était factice, tandis que Nice-Matin mentionne une arme de poing et un couteau.

Devant les journalistes, le maire a déclaré : "On m'a évoqué le fait d'un simulacre de roulette russe et également des violences physiques sur la directrice". Nice-Matin fait état de deux percussions à vide et d'une lame placée sous la gorge de la victime. ICI Azur, citant Éric Ciotti, indique que la directrice a été blessée à la mâchoire.

En quittant le bureau, la suspecte aurait croisé une enseignante qu'elle connaissait, vraisemblablement celle de l'un de ses enfants. Selon le maire, elle l'a giflée et lui aurait porté plusieurs coups dans l'enceinte de l'école, à la sortie, avant que l'alerte soit donnée. RTL fait également état de menaces de mort contre les deux victimes. Aucun élève n'a assisté à la scène, a précisé Éric Ciotti.

La suspecte retrouvée grâce à la vidéosurveillance

Après avoir tenté de fuir, la mère de famille a été arrêtée dans la rue par la police nationale, aidée de la police municipale. Selon Le Parisien et ICI Azur, les images de vidéosurveillance ont permis de la retrouver dans une rue voisine à 11 h 10. Aucune arme n'a été découverte lors de sa fouille. Elle a ensuite été placée en garde à vue à la caserne Auvare, auprès des enquêteurs de la police judiciaire.

Le procureur de Nice, Damien Martinelli, et Éric Ciotti ont annoncé cette interpellation. Le magistrat a confirmé que la suspecte était née en 1990. D'après Le Parisien et ICI Azur, elle figure au fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ). RTL indique aussi qu'elle est connue du renseignement territorial, sans que le motif soit connu à ce stade.

Nice-Matin rapporte qu'elle se trouve en situation irrégulière et qu'elle fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). CNews mentionne également cette mesure, mais au conditionnel.

Sécurité et soutien annoncés par le rectorat

Après l'agression, des policiers municipaux se sont postés devant l'établissement pour en assurer la sécurité. Le rectorat de l'académie de Nice a annoncé le 2 novembre la mobilisation de son équipe mobile académique de sécurité (EMAS), avec une présence prévue dans l'école dès l'après-midi.

Le rectorat a également annoncé un dispositif d'écoute et de soutien psychologique pour les personnels et les élèves, l'octroi de la protection fonctionnelle aux deux victimes et un signalement au procureur de la République. Le recteur Emmanuel Roux s'est rendu sur place et a condamné "avec la plus grande fermeté" ces actes.

Laurent Martin de Frémont, secrétaire départemental du syndicat Un1té Police, a réclamé la mise en place rapide de dispositifs de sécurisation. Il a déploré qu'il soit, selon lui, encore facile d'entrer dans des écoles avec des armes et s'est interrogé sur les effectifs policiers disponibles.

L'émotion des familles et les réactions politiques

Venu à l'école Clément-Roassal, située près du centre-ville, Éric Ciotti a dénoncé une agression "d'une violence inouïe, particulièrement grave", qui provoque "un choc majeur dans toute la communauté éducative niçoise".

Devant l'établissement, Vanessa, dont l'enfant est en petite section, a confié à l'AFP : "Cela fait peur, j'aurais voulu venir le chercher plus tôt mais personne ne répondait au téléphone. C'est sa maîtresse qui a été agressée."

Sur X, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a qualifié l'agression d'"intolérable". Il a ajouté : "Elle intervient dans un contexte de banalisation de la violence dans notre société, que nous devons collectivement rejeter : s'en prendre à ces deux femmes dans l'exercice de leurs fonctions, c'est s'en prendre à l'École tout entière".

Le procureur de Nice devait apporter davantage de précisions dans la journée.

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