L'égalité salariale dans les tournois combinés dès 2027
L'Association du tennis féminin professionnel (WTA) a franchi jeudi 1er octobre une étape décisive vers l'égalité financière dans le tennis. À partir de 2027, la dotation financière des tournois WTA 1000 organisés simultanément avec les Masters 1000 masculins sera identique à celle de leurs équivalents sur le circuit ATP, a annoncé l'instance dans un communiqué.
Cette décision, qui concrétise une feuille de route annoncée en juin 2023, permettra aux tournois de Rome, du Canada et de Cincinnati de rejoindre Indian Wells, Miami, Madrid et Pékin, qui pratiquaient déjà l'égalité salariale. Les quatre tournois du Grand Chelem – Roland-Garros, Wimbledon, l'US Open et l'Open d'Australie – appliquent également ce principe depuis plusieurs années.
L'objectif d'égalité salariale complète s'inscrit dans l'histoire longue de la WTA, fondée en 1973 par Billie Jean King et d'autres pionnières du tennis féminin. Plus de cinquante ans après cette création, l'organisation réalise ainsi l'une des ambitions fondatrices de ces joueuses visionnaires.
Allègement du calendrier pour les meilleures joueuses
Parallèlement à cette avancée financière, la WTA a répondu aux critiques persistantes concernant la surcharge du calendrier en réduisant le nombre de tournois obligatoires pour les cinquante premières joueuses mondiales. À partir de 2027, elles ne devront plus disputer que quatre tournois WTA 500 au lieu de six actuellement, en plus des quatre levées du Grand Chelem et des dix WTA 1000.
Ces modifications seront introduites dans le cadre d'un programme pilote d'un an, dont les résultats seront évalués avant de déterminer la structure définitive pour 2028 et au-delà. Cette approche progressive permet à la WTA d'ajuster son système en fonction des retours du terrain.
Pour accompagner ces changements, l'organisation a également introduit une nouvelle flexibilité dans le système de classement : les joueuses pourront désormais remplacer un résultat d'un tournoi WTA 1000 par une meilleure performance réalisée dans un WTA 500 ou 250, leur donnant davantage de contrôle sur la construction de leur classement.
La WTA agit pour offrir davantage aux joueurs et aux tournois en 2027. Nous avons écouté les retours des joueurs sur les exigences du calendrier et y avons répondu par une réduction significative des engagements.
a déclaré Valerie Camillo, la présidente de l'instance.
Des joueuses satisfaites de ces évolutions
L'Américaine Jessica Pegula, troisième joueuse mondiale et présidente du conseil d'architecture du circuit créé en février 2026, a salué ces avancées.
En tant que joueuses, nous sommes sur la route la majeure partie de l'année, donc avoir plus de flexibilité dans nos horaires et nos engagements fait une réelle différence. Les changements de 2027 nous donnent plus de capacité à construire nos saisons autour de nos objectifs – de manière compétitive et personnelle. C'est un pas en avant important pour les joueuses.
a-t-elle souligné.
Cette évolution du circuit féminin fait écho à des mesures similaires prises par l'ATP en janvier 2026, qui a réduit de cinq à quatre le nombre de tournois de niveau 500 obligatoires pour les trente meilleurs joueurs masculins, illustrant une tendance générale à l'allègement des calendriers dans le tennis professionnel.
Pour soutenir financièrement cette transition vers l'égalité salariale, la WTA a mis en place un fonds d'investissement destiné à apporter un soutien ciblé aux tournois qui en ont besoin, garantissant ainsi la viabilité à long terme de cet engagement financier.
Le calendrier 2027 de la WTA comprendra 55 tournois répartis dans 26 pays et territoires, incluant notamment une nouvelle épreuve WTA 250 à Manille, aux Philippines, qui se déroulera du 1er au 7 novembre, la semaine précédant le Masters de fin de saison.




