Europe

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Claire Moreau

Violences du 17 octobre : en Europe, des mobilisations aux revendications diverses

Les émeutes du 17 octobre 2026 en France surviennent alors que plusieurs pays européens connaissent des mouvements de contestation. Le logement mobilise en Espagne et au Portugal, tandis que les moyens consacrés à l'éducation figurent au premier plan des revendications en Italie et en Belgique. Cer…

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En France, des milliers de commerces touchés

Le bilan matériel des émeutes françaises du 17 octobre fait état de 1 500 commerces et entreprises détruits ou saccagés, auxquels s'ajoutent 3 000 autres établissements pillés, selon la BBC, citée par la Wikipédia anglophone. À Limoges, l'hôtel de ville, classé Monument historique, a été incendié.

La contestation de l'automne 2026 ne se limite pas à la France. La même source recense des manifestations en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Albanie, en Belgique, en Allemagne, en Autriche et en Irlande. Les motifs varient d'un pays à l'autre, même si les inquiétudes liées au coût de la vie, aux études et aux services publics se retrouvent dans plusieurs mouvements.

En Italie, les lycéens français pris pour référence

En Italie, la mobilisation associe des préoccupations proches de celles exprimées en France : dégradation des établissements, vie chère et mécontentement de la jeunesse. Des collectifs appellent à manifester "comme en France", en soutien aux lycéens français. Dès le 12 octobre, des lycéens italiens avaient relayé sur les réseaux sociaux des images de blocus en France et invité à suivre leur exemple, rapporte franceinfo.

Le 16 octobre, des jeunes ont défilé à Rome, Milan, Florence et Gênes pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation et contester la politique du gouvernement de Giorgia Meloni. Des enseignants en grève à l'appel du syndicat SISA ont participé aux manifestations.

À Milan et à Turin, des manifestations ont été marquées par des violences. Pour le week-end des 17 et 18 octobre, la police milanaise a annoncé 271 arrestations, concernant majoritairement des mineurs. Quatorze membres des forces de l'ordre ont été blessés durant ces deux journées, selon la Wikipédia anglophone.

Les tactiques des black blocs ont des origines allemandes. En Italie, leur présence avait notamment marqué le G8 de Gênes, en 2001.

En Belgique, les budgets publics et l'école au centre des protestations

La défense des services publics face aux coupes budgétaires mobilise les syndicats belges. Depuis le début d'octobre, des élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles protestent aussi contre l'insuffisance du budget de l'éducation et l'augmentation des frais d'inscription dans le supérieur ainsi que du prix des abonnements de transport.

Le gouvernement fédéral vise 250 millions d'euros d'économies. À la rentrée 2027, les enseignants du secondaire verront leur charge horaire augmenter de 10 %, sans compensation salariale, selon la RTBF, citée par franceinfo.

Les rassemblements du 17 octobre à Bruxelles et à Liège ont été marqués par des incendies de poubelles, de trottinettes en libre-service et d'au moins trois voitures. La police a fait état d'une dizaine d'arrestations pour trouble à l'ordre public.

Des campements contre le coût du logement en Espagne et au Portugal

À Madrid, des manifestants occupent la Puerta del Sol avec des tentes depuis le 26 septembre 2026 pour dénoncer les prix du logement. Dans la capitale, les loyers ont presque doublé depuis 2015, contre une progression de 30 % des salaires. L'expulsion de Maricarmen Abascal, une retraitée de 87 ans, a déclenché la mobilisation, selon franceinfo. Le gouvernement a convoqué des élections anticipées pour le 29 novembre 2026.

Au Portugal, des militants du droit au logement ont installé des tentes le 17 octobre, notamment sur la place du Rossio, à Lisbonne. Ils dénoncent les expulsions et la spéculation immobilière. Entre 2015 et 2024, les loyers ont augmenté de près de 30 % dans le pays, soit pratiquement deux fois la hausse moyenne européenne de 16,8 %, d'après RTP, cité par franceinfo.

Le 20 octobre à l'aube, la police a démantelé des campements à Lisbonne et à Porto. Ces opérations ont donné lieu à 55 arrestations.

Universités en Albanie, conscription en Allemagne

À Tirana, des milliers de personnes, parmi lesquelles de nombreux jeunes, manifestent depuis le 13 octobre. Leurs revendications portent sur les mauvaises conditions d'étude à l'université, le niveau des frais d'inscription et la corruption des institutions. Les manifestants demandent le départ du chef du gouvernement albanais, Edi Rama. Le ministère de l'Intérieur fait état de 300 blessés, dont les deux tiers dans les forces de l'ordre, rapporte franceinfo.

En Allemagne, c'est le projet de "nouvelle conscription", lié à la modernisation de la Bundeswehr, qui suscite des grèves scolaires. Selon les organisateurs, jusqu'à 40 000 élèves ont participé à ces mobilisations dans des centaines de villes, indique la Wikipédia anglophone.

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