Deux matières actives dans une formulation sans sulfonylurée
Avec KALIMBA MAX, UPL France vise les dicotylédones annuelles et vivaces du maïs, notamment celles qui sont déjà développées lors du traitement. Selon Réussir, dans un article du 17 octobre 2026, c'est le premier herbicide commercialisé par UPL pour cette culture.
L'entreprise présente ce produit comme le seul herbicide de post-levée du maïs associant dicamba et fluroxypyr. Elle met en avant l'efficacité de cette combinaison sur les adventices difficiles et l'absence de sulfonylurée, qu'elle inscrit dans une démarche de gestion raisonnée des résistances.
UPL revendique aussi une formulation en microémulsion unique sur ce marché. Selon le fabricant, elle favorise la dispersion dans l'eau, la répartition sur les feuilles et la pénétration des matières actives. Il souligne également la facilité de rinçage du bidon et la compatibilité du produit avec d'autres herbicides.
Une comparaison présentée sur quatre groupes d'adventices
Les illustrations fournies par UPL mettent en regard trois modalités : un témoin entièrement non traité, un traitement de pré-levée avec un anti-graminées et ce même traitement suivi d'une application de KALIMBA MAX. Cette reprise en post-levée a été réalisée à 0,8 L/ha, juste avant le stade 6 feuilles du maïs.
Pour le programme comprenant KALIMBA MAX, UPL rapporte une efficacité de 80 à 100 % sur les séneçons, chénopodes, mercuriales et matricaires, par rapport au témoin non traité.
Une dose recommandée de 0,8 L/ha en mélange
La préconisation d'UPL France est d'associer KALIMBA MAX à un autre herbicide à la dose de 0,8 L/ha. Réussir cite notamment Monsoon active ou Callisto comme partenaires pour élargir le spectre d'action. Le même article indique une utilisation possible après les stades 2-4 feuilles du maïs, ou après le stade 8 feuilles pour intervenir sur des adventices plus développées.
Le produit a également été présenté par UPL pour le marché allemand et la zone DACH lors des DLG-Feldtage de juin 2026. D'après les déclarations de l'entreprise rapportées par top agrar, il peut y être utilisé jusqu'au stade 9 feuilles et associé à des herbicides anti-graminées à action foliaire et racinaire. UPL y met notamment en avant son efficacité sur les liserons, les renouées et la morelle noire.
L'autorisation française limite la dose et le nombre d'applications
La fiche Ephy de l'Anses, mise à jour au 6 juillet 2026, recense KALIMBA MAX sous l'autorisation de mise sur le marché n° 2260179, accordée pour la première fois le 5 mai 2026. Le titulaire est UPL Holdings Coöperatief U.A. L'usage est réservé aux professionnels et autorisé uniquement sur maïs et sorgho, même si la communication d'UPL France porte sur le maïs.
Pour le maïs, l'autorisation prévoit une seule application, à une dose maximale de 1 L/ha, entre les stades BBCH 12 et 19. Elle impose une zone non traitée de 5 m vis-à-vis des points d'eau ainsi que de la zone non cultivée adjacente. La distance minimale à respecter par rapport aux riverains est de 3 m et le délai de rentrée de 24 heures.
Des risques signalés et une restriction pour les cultures suivantes
Selon la réglementation française, KALIMBA MAX porte la mention d'avertissement "Danger". Son classement signale notamment un risque mortel en cas d'ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires (H304), des brûlures cutanées et des lésions oculaires graves (H314 et H318), une irritation des voies respiratoires (H335), ainsi qu'une somnolence ou des vertiges (H336). Les mentions H400 et H410 indiquent aussi une très forte toxicité pour les organismes aquatiques.
Pour respecter les limites maximales de résidus, l'autorisation interdit par ailleurs l'implantation de cultures de racines ou de tubercules moins de 10 mois après le traitement.






