Biodiversité

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Maxime Dubois

L'Équateur désigné pour accueillir la COP18 sur la biodiversité en 2028

Quito sera le siège de la prochaine conférence des Nations unies sur la biodiversité, a annoncé la représentante équatorienne à Erevan. L'Équateur a remporté samedi le scrutin à bulletin secret qui l'opposait au Panama, lors de la COP17 en Arménie.

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Une désignation sans consensus, comme en 2024

La décision a été prise en séance plénière, alors que la COP17 approche de son terme. Quelques minutes après le vote, Hambardzum Matevosyan, président de la conférence et ministre arménien de l'Environnement, en a annoncé le résultat : "Ayant obtenu la majorité requise, l'Équateur a été choisi pour accueillir la 18e session de la Conférence des Parties. Félicitations".

Le recours à un scrutin secret avait un précédent : en 2024, l'Arménie avait obtenu l'organisation de la COP17 face à l'Azerbaïdjan selon cette procédure. C'était alors une première pour la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB). Jusqu'à cette date, le choix du pays hôte avait toujours fini par faire consensus.

Du côté du Panama, le ministre de l'Environnement Juan Carlos Navarro avait vivement critiqué le fonctionnement des COP. Il l'avait décrit comme un "concours d'hypocrisie" et un "tas de balivernes", promettant de "bousculer" les choses pour "passer à l'action".

Accueillir les participants et conduire les négociations

En prenant la présidence de la COP18, l'Équateur devra recevoir plusieurs milliers de participants et assurer la direction ainsi que la coordination des négociations entre les quelque 200 États membres de la CDB. Cette présidence revient souvent au ministre de l'Environnement du pays organisateur, comme c'est le cas de Hambardzum Matevosyan pour la COP17.

Le rendez-vous de 2028 comprendra également deux réunions liées aux protocoles de la Convention. La notification 2026-062 du secrétariat de la CDB prévoit la 13e réunion des Parties au protocole de Cartagena et la 7e réunion des Parties au protocole de Nagoya.

Une biodiversité exceptionnelle menacée par la déforestation

Le futur pays hôte appartient au groupe des 17 pays mégadivers recensés dans le monde, selon son profil national établi par la CDB. Dans une publication de juin 2024, le média équatorien El Oriente indique que l'Équateur abrite plus de 10 % des espèces mondiales, alors qu'il ne représente que 0,2 % de la surface de la planète.

En Amazonie équatorienne, dans la province de Napo, la réserve de biosphère de Yasuní figure, selon l'UNESCO, parmi les zones présentant la plus grande biodiversité au monde par mètre carré. Les recensements y font état de 610 espèces d'oiseaux, de 204 espèces de mammifères, de 139 espèces d'amphibiens et de 121 espèces de reptiles.

Les îles Galápagos sont, elles, inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. D'après le profil national de l'Équateur publié par le secrétariat de la CDB, le parc national couvre 96 % des terres de l'archipel.

Ce profil, qui reste à l'état de projet, désigne toutefois la déforestation comme la principale menace pesant sur la biodiversité équatorienne. Il classe l'Équateur au deuxième rang des pays d'Amérique latine les plus touchés par ce phénomène.

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