Entreprises

3 min de lecture

Sophie Marchand

AB Sécurité rejoint le programme Horus pour sécuriser les lycées du Grand Est

AB Sécurité participe depuis l'été 2026 au programme Horus, destiné à sécuriser 212 lycées publics du Grand Est sur six ans. L'entreprise y assurera des prestations représentant un million d'euros par an jusqu'en 2032.

lake-a89af21a-ae2f-41a6-9839-9407adc51d22-0.jpg

Des équipements à installer ou à harmoniser

Le marché Horus représente au total 200 millions d'euros, répartis entre six entreprises. Equans précise qu'Ineo Infracom intervient comme mandataire et Ineo ITE comme cotraitante, aux côtés des autres prestataires retenus par la Région Grand Est.

Pour AB Sécurité, les travaux porteront sur l'installation ou l'harmonisation des équipements de vidéosurveillance, de détection d'intrusion, d'alarme incendie et de contrôle d'accès. À l'échelle du programme, Equans mentionne aussi la mise en place d'un système de supervision VMS (Video Management System), l'intégration des systèmes PPMS et le retrait des équipements non conformes. La gestion des alarmes incendie figure également dans les interventions prévues.

Des marchés publics déjà diversifiés

AB Sécurité protège déjà des collèges dans les Vosges, en Meurthe-et-Moselle et dans l'Aube. Elle souhaite développer son activité dans l'enseignement, mais vise aussi les hôpitaux, les installations nucléaires et les sites militaires. Ses 8 500 clients se partagent à parts égales entre les collectivités, les commerces et l'industrie.

Les marchés recensés par PubliRadar comprennent notamment un accord-cadre du Secrétariat général pour l'administration du ministère de l'Intérieur (SGAMI Est), notifié en mai 2025. Il concerne des systèmes de contrôle d'accès dans le Grand Est, avec un montant maximum prévu de 4 millions d'euros, et des systèmes de vidéosurveillance en Bourgogne-Franche-Comté, pour un maximum de 4,7 millions d'euros.

Deux autres contrats ont été notifiés en janvier 2026 : la maintenance des équipements techniques du Conseil départemental des Vosges, plafonnée à 1,2 million d'euros, et celle de la vidéoprotection et du contrôle d'accès de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA). Ce dernier marché, d'un montant de 39 900 euros, a été notifié le 1er janvier.

Dirigée par Nicolas Brunner, l'entreprise est implantée à Charmes, dans les Vosges, où se trouve son siège, ainsi qu'à Épinal, Montigny-lès-Metz, Bar-le-Duc, Saint-Dizier, Chaumont et Beaune. Elle possède les certifications NF Services APSAD I81 et I82 : la première couvre l'installation et la maintenance des systèmes de détection intrusion, la seconde celles des systèmes de vidéosurveillance.

Un plan régional déployé par étapes jusqu'en 2030

La Région Grand Est a par ailleurs présenté son Plan régional de sécurisation des lycées publics en séance plénière le 10 avril 2026. Ce plan porte sur l'ensemble des 232 établissements publics de la région. Il prévoit plus de 100 millions d'euros d'investissement, auxquels s'ajouteront, à terme, 4 millions d'euros de dépenses annuelles de fonctionnement.

Le calendrier annoncé s'étend jusqu'en 2030. Au moment de la présentation, le déploiement était déjà engagé dans 16 lycées pilotes. Une deuxième étape doit concerner 35 établissements supplémentaires à l'issue de cette phase d'essai, avant des vagues annuelles d'environ 45 établissements. Selon la Région, plus de 40 000 dispositifs actifs de sûreté doivent être déployés au total.

Ce plan succède à plusieurs années d'équipement. Sur la période 2017-2023, la Région indique avoir mobilisé 12 millions d'euros : 153 lycées ont été équipés de dispositifs d'alerte PPMS, 76 de systèmes de vidéoprotection et 99 ont bénéficié d'un renforcement de leur protection périphérique. En 2024 et 2025, elle a engagé 19,7 millions d'euros supplémentaires.

Éducation nationale
← Retour à Entreprises

À lire aussi