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Marie Lambert

À Perpignan, Fricaccia reconduit son offre gratuite aux manifestants du 24 octobre

Le restaurant situé face au lycée Arago proposera aux manifestants une bouteille d'eau de 50 cl et l'accès à ses toilettes, sans obligation de commander, samedi 24 octobre 2026. Cette initiative accompagne l'"acte II" des Gilets jaunes, pour lequel les autorités prévoient un dispositif de sécurité…

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Une offre déjà proposée le 17 octobre

Fricaccia renouvelle à Perpignan le soutien annoncé par ses restaurants perpignanais et montpelliérain à la veille de la mobilisation du 17 octobre. L'offre permet à chaque membre du cortège de demander gratuitement une bouteille d'eau de 50 cl et d'utiliser librement les toilettes, même sans consommer.

Sur les réseaux sociaux, l'enseigne expliquait vouloir soutenir les participants pendant la marche, en évoquant l'énergie dépensée et la soif. Sollicitée par Actu Perpignan, sa direction a confirmé le renouvellement de l'opération pour le 24 octobre : "Cela nous tient à cœur d'aider les étudiants et tous ceux dans le besoin".

Cette journée s'inscrit dans la mobilisation nationale lancée le 17 octobre par les Gilets jaunes. D'après Le Figaro du 19 octobre, la coordination à l'origine du mouvement a annoncé, après l'"acte II" du 24 octobre, un "acte III" le samedi 31 octobre. Elle entend prolonger le mouvement par des journées d'action hebdomadaires.

Environ 200 membres des forces de l'ordre mobilisés

Après les violences du 17 octobre, la préfecture des Pyrénées-Orientales annonce deux fois plus de forces de l'ordre à Perpignan pour samedi. Environ 200 policiers et gendarmes seront mobilisés, avec un doublement des effectifs de la police nationale, des renforts du PSIG de la gendarmerie et un net renforcement de la police municipale.

Le préfet Pierre Regnault de la Mothe a précisé que la police n'encadrerait pas le cortège de cette mobilisation non déclarée. Selon ses déclarations rapportées le 21 octobre par L'Indépendant et Actu Perpignan, les forces de l'ordre se consacreront à la lutte contre les casseurs. Le préfet a également autorisé l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD).

La municipalité prévoit elle aussi de doubler son dispositif de sécurisation du centre-ville. Le maire (RN), Louis Aliot, a annoncé des colonnes mobiles d'intervention composées de policiers municipaux, le retrait des poubelles et trottinettes susceptibles de servir de projectiles, une plateforme de signalement destinée aux commerçants et l'activation d'un poste de commandement de crise, selon L'Indépendant et Actu Perpignan.

Manifestations interdites dans l'hypercentre et couvre-feu pour les mineurs

Du 22 au 25 octobre, un arrêté préfectoral interdit les manifestations dans l'hypercentre de Perpignan. Les grands boulevards habituellement empruntés par les cortèges restent en dehors de ce périmètre.

Les mineurs seront soumis à un couvre-feu entre le samedi 24 octobre à 19 h 30 et le dimanche 25 octobre à 6 h. "Les mineurs présents sur l'espace public seront appréhendés et les parents contactés", a déclaré le préfet.

Deux autres arrêtés s'appliquent du 22 au 29 octobre, rapporte L'Indépendant. L'un interdit l'acquisition, le port et le transport d'artifices, d'artifices pyrotechniques et de bidons de carburant. L'autre porte sur le port et le transport de tout objet pouvant constituer une arme.

Des dégâts chiffrés et des aides annoncées pour les commerces

Les autorités redoutent de nouveaux débordements après ceux du 17 octobre, au cours desquels sept boutiques du centre-ville ont été saccagées. Selon le préfet, cité par Actu Perpignan le 21 octobre, les dommages représentent 80 000 euros pour le mobilier urbain de la Ville et entre 400 000 et 500 000 euros pour les sept commerces touchés.

Le procureur de la République, Jérôme Bourrier, a indiqué au même média que ces violences avaient donné lieu à 27 interpellations, dont celles de neuf mineurs. Plusieurs prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de six mois à un an.

Pour les commerces victimes de dégradations et de pillages, l'État a annoncé une prise en charge à 100 % du chômage partiel ainsi que des possibilités d'étalement des paiements fiscaux et sociaux auprès de la DDFIP et de l'Urssaf. D'après le préfet, cité par L'Indépendant le 21 octobre, les mesures comprennent aussi une médiation de crédit de la Banque de France et un fonds de soutien à la trésorerie pour les petites entreprises de moins de 50 salariés.

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