Des annonces financières sur fond d'engagements non tenus
Selon ONU Info, les annonces de financement comprennent 560 millions de dollars au titre de la dernière reconstitution des ressources du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), 500 millions par l'intermédiaire de la Species Recovery Alliance et 330 millions destinés au Value Nature Fund.
Ces annonces interviennent alors que les pays développés n'ont pas mobilisé les 20 milliards de dollars annuels au minimum qu'ils s'étaient engagés à réunir d'ici 2025 pour la nature, rapporte Carbon Brief. Le média fait également état d'un recul d'environ 27 % des financements environnementaux pour la période 2026-2030.
Le Fonds de Cali reste, lui, presque vide. Ce mécanisme onusien vise à faire contribuer les entreprises utilisant des données génétiques issues de la nature. D'après Carbon Brief, il ne contenait qu'environ 6 000 dollars à l'ouverture de la COP17 ; à la clôture, les promesses de contribution s'élevaient à environ 10 565 dollars. Les décisions concernant son fonctionnement ont été reportées à la COP18.
L'élargissement des donateurs reste volontaire
La composition de la liste des pays donateurs demeure inchangée depuis 2006. Comme le rapporte France 24, l'Union européenne souhaite y voir entrer notamment la Chine, l'Arabie saoudite et le Brésil.
La décision finale ne prévoit toutefois aucune inscription sans l'accord explicite du pays concerné, précise Carbon Brief. Les États désireux de rejoindre la liste pourront manifester leur intérêt dans le cadre de consultations confidentielles et bilatérales avant la COP18, puis une COP sur deux.
Une feuille de route face au retard sur 2030
Pour guider la suite des efforts, les Parties ont adopté le samedi 31 octobre, à la clôture de la conférence, la "Voie d'Erevan". Selon ONU Info, cette feuille de route fixe les priorités pour atteindre les 23 cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal d'ici à 2030.
Le constat dressé à Erevan est préoccupant : selon Carbon Brief, le premier examen mondial adopté par la COP17 exprime une profonde inquiétude et avertit que, sans accélération rapide de l'action, ni l'inversion de la perte de nature ni les 23 cibles ne seront atteintes en 2030. Un rapport mondial de l'ONU publié avant la conférence faisait déjà état d'un retard sur 22 de ces 23 cibles.
Un nouvel organe permanent et un rendez-vous à Quito
Les Parties ont aussi adopté les "Lignes directrices de Sevan", rapporte ONU Info. Elles encadrent le fonctionnement d'un nouvel organe permanent destiné à donner davantage de place aux peuples autochtones et aux communautés locales dans l'élaboration des politiques mondiales de biodiversité.
La prochaine conférence, la COP18, aura lieu à Quito, en Équateur, en 2028, selon ONU Info et Carbon Brief. Elle se tiendra donc deux ans avant l'échéance de 2030.






