Abdul El-Sayed face à Mike Rogers pour le Sénat
Le reportage de Valentin Cacheux pour France 24 explore les attentes de cette minorité, de Dearborn, surnommée la "capitale arabe d'Amérique du Nord", à Warren. À travers le Michigan, ses électeurs sont appelés à participer aux élections de mi-mandat, dont l'issue pourrait dépendre de leur vote.
L'un des scrutins oppose Abdul El-Sayed au républicain Mike Rogers pour le siège de sénateur que laisse le démocrate Gary Peters, qui ne se représente pas. Selon Politico, Rogers cherche à préserver les gains obtenus par Donald Trump en 2024 auprès des électeurs arabo-américains.
Musulman et fils d'immigrés égyptiens, Abdul El-Sayed a aussi été pris pour cible par le président américain. Lors d'un récent meeting dans le Tennessee, Donald Trump l'a qualifié de djihadiste radical, rapporte The Detroit News.
Des électeurs qui s'éloignent de Donald Trump
Dans la région de Detroit, les électeurs arabo-américains s'étaient fortement tournés vers Donald Trump en 2024, sur fond de guerre à Gaza et de préoccupations liées au coût de la vie. Selon Politico, qui décrivait cette évolution le 30 août 2026, ils se détournent désormais du président.
À l'échelle nationale, un sondage Washington Post-Schar School fait également apparaître un changement par rapport à 2024. Réalisé du 20 août au 7 septembre 2026 auprès de 325 électeurs arabo-américains inscrits, il donne 58 % de soutien aux démocrates pour le Congrès, contre 34 % aux républicains.
En 2024, ce groupe s'était partagé de manière presque égale entre Kamala Harris, avec 41 % des voix, et Donald Trump, avec 39 %. Ces résultats nationaux portent sur les électeurs arabo-américains, et non sur l'ensemble des électeurs arabes et musulmans du Michigan.
Une forte désapprobation de la politique au Moyen-Orient
Le même sondage précise l'ampleur des critiques envers Donald Trump : 80 % des électeurs arabo-américains désapprouvent sa gestion de la question d'Israël et de Gaza, et 75 % celle de l'Iran.
Près de huit sur dix souhaitent aussi une réduction du soutien militaire américain à Israël. Parmi eux, six sur dix de l'ensemble des électeurs interrogés veulent que les États-Unis y mettent complètement fin.









