Un budget contesté, un objectif de déficit à 5 %
François Ruffin demande au gouvernement de revoir son projet, "au moins de manière cosmétique pour qu'il n'y ait pas de provocations". Le candidat dénonce un "budget de provocation" et porte un jugement tout aussi critique sur l'économie française : "C'est la récession", a-t-il estimé sur BFMTV-RMC.
Présenté le 1er octobre 2026 par le gouvernement de Sébastien Lecornu, le texte comprend 43 milliards d'euros de "mesures de redressement". L'effort atteint 54 milliards d'euros lorsqu'on y ajoute la montée en charge de dispositions antérieures. Le gouvernement vise un déficit public de 5 % du PIB en 2027 ; la prévision révisée pour 2026 s'établit à 5,4 %.
Autre donnée régulièrement invoquée dans le débat budgétaire, les 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises correspondent à une estimation "au sens large" pour 2023, retenue par la commission d'enquête du Sénat de juillet 2025. Comme le précise Comptes Publics, l'annexe au projet de loi de finances pour 2027 présente deux montants pour 2024, selon le périmètre considéré : 59,8 milliards d'euros pour le "socle" et 166,1 milliards pour le périmètre "élargi".
Les moyens des anciens présidents également visés
François Ruffin s'en est aussi pris aux avantages matériels dont bénéficient les anciens chefs de l'État. Il a jugé qu'"vu son bilan, il ne devrait plus y avoir un rond pour Macron à sa sortie de l'Élysée".
Le dispositif qu'il critique est encadré par le décret du 4 octobre 2016. Selon Vie publique, un ancien président bénéficie, durant les cinq premières années après son mandat, de sept collaborateurs permanents et de deux agents de service. Passé ce délai, ces effectifs sont ramenés à trois collaborateurs et un agent.
Ces moyens humains s'accompagnent de locaux meublés et équipés : leur loyer, leurs charges et leurs frais généraux sont payés par l'État. Une dotation annuelle de 65 000 euros brut s'y ajoute.
Une inquiétude exprimée à propos de Trappes
Dans un autre extrait publié le même jour par BFMTV, François Ruffin a évoqué le drame de Trappes. Il a exprimé la crainte que celui-ci préfigure ce qui risquerait de se produire si Marine Le Pen arrivait au pouvoir.









