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Camille Deschamps

Marseille : la préfecture abandonne la suspension générale des transports prévue samedi

Les transports en commun doivent finalement circuler à Marseille samedi 24 octobre 2026. La préfecture des Bouches-du-Rhône est revenue vendredi matin sur la suspension annoncée la veille, tout en précisant que le service pourra être adapté à la situation d'ordre public. L'interdiction des manifest…

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Une circulation maintenue, sous réserve de la situation

La mesure annoncée jeudi devait interrompre pendant vingt-quatre heures l'ensemble des transports en commun marseillais, mais aussi les liaisons avec Aix et Salon. Vendredi matin, la préfecture a indiqué par communiqué que cette proposition du préfet Jacques Witkowski n'avait pas recueilli le consensus nécessaire à sa mise en œuvre.

Ce changement ne garantit toutefois pas une circulation sans interruption toute la journée. "La régulation des transports publics au sein de la ville de Marseille sera donc réalisée comme à l'accoutumée, en fonction de la situation d'ordre public du moment", précisent les autorités.

Dès jeudi, le maire de Marseille, Benoît Payan, avait vivement contesté la suspension des transports et l'interdiction totale des manifestations. Selon France 3 Provence-Alpes, il avait expliqué avoir découvert la mesure dans la presse alors qu'il se trouvait chez le Premier ministre.

20 Minutes avance également une possible explication juridique à ce revirement : compte tenu du périmètre très large de la suspension, le journal estime que l'arrêté aurait probablement été annulé par le tribunal administratif.

Les restrictions de sécurité maintenues pour la mobilisation

La reprise annoncée des transports ne remet pas en cause l'interdiction des rassemblements et manifestations à Marseille. Pour le 24 octobre, toutes les manifestations, déclarées ou non, sont également interdites dans l'ensemble des Bouches-du-Rhône. Selon TF1 Info, la préfecture justifie cette décision par des "raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure".

Cette nouvelle journée de mobilisation est présentée comme un "acte II" après celle du 17 octobre. TF1 Info rapporte qu'à Marseille, la précédente mobilisation avait été marquée par des "pillages, dégradations et actes de vandalisme". Plusieurs dizaines de manifestants étaient entrés dans le hall de la mairie, où un buste de Marianne avait été renversé et du mobilier cassé.

Le couvre-feu est lui aussi élargi. Jusqu'ici réservé aux mineurs dans l'hypercentre et certaines zones commerciales, il concernera également les majeurs pendant les nuits du 24 au 25 et du 25 au 26 octobre, de 23 heures à 5 heures. Selon TF1 Info et France 3 Provence-Alpes, son périmètre comprend aussi les abords de bâtiments publics et institutionnels, notamment la mairie, la préfecture et le palais de justice.

Un arrêté complémentaire de Jacques Witkowski interdit en outre de porter des équipements de protection individuelle, dont les casques, les gants et les lunettes de protection. Le transport de carburant est également proscrit, de même que la vente, le port et le transport d'armes.

À Montpellier et à Nice, d'autres interdictions samedi

TF1 Info fait état de restrictions dans d'autres villes du Sud pour ce même week-end. À Montpellier, les autorités ont finalement interdit une manifestation qui avait pourtant été déclarée en préfecture ; les tramways ne circuleront pas samedi. À Nice, l'interdiction vise les "regroupements et manifestations vindicatives" dans le centre-ville ce jour-là.

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