Les États-Unis annoncent un accord pétrolier historique avec le Venezuela
Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi 28 août la conclusion d'un accord pétrolier majeur avec le Venezuela, affirmant que les États-Unis ont obtenu le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières du pays sud-américain. « Les États-Unis d'Amérique viennent de conclure un accord avec le Venezuela portant sur le plus important contrat pétrolier de l'histoire mondiale ! », a écrit le président sur son réseau Truth Social.
Caracas a confirmé cet « accord historique » une heure plus tard par la voix de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui a pris ses fonctions en janvier 2026 après avoir été vice-présidente depuis 2018. Selon elle, le contrat prévoit « de développer dix-sept champs stratégiques, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État vénézuélien ».
Un accès sans précédent aux réserves vénézuéliennes
Dans son message, Donald Trump a précisé que le secrétaire d'État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth « ont obtenu pour les États-Unis le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières prouvées au Venezuela, et ce, sans aucun coût pour le contribuable américain ». Ce volume représente environ 21 % des 303 milliards de barils de réserves prouvées du Venezuela, les plus importantes au monde selon les données de l'OPEC, représentant près de 18 % des réserves mondiales.
Le président américain affirme que « cette transaction historique fait plus que doubler les réserves pétrolières américaines, accroît considérablement notre approvisionnement et réduira substantiellement le prix du carburant pour tous les Américains ». Cette affirmation fait référence aux réserves stratégiques américaines actuelles d'environ 308 millions de barils, leur niveau le plus bas depuis 1983.
Des défis techniques et économiques considérables
L'ampleur des investissements annoncés s'explique par la nature complexe des réserves vénézuéliennes. La majeure partie du pétrole du pays se trouve dans la ceinture de l'Orénoque et se compose principalement de brut lourd, plus coûteux à extraire et nécessitant des infrastructures de raffinage spécialisées. Cette expertise technique, que possèdent les compagnies américaines, justifie l'importance du partenariat.
Le Venezuela a vu sa production pétrolière chuter dramatiquement ces dernières décennies, passant d'environ 3 millions de barils par jour en 1999 sous Hugo Chávez à tout juste 1 million de barils quotidiens en août 2025. Cette dégradation résulte d'années de corruption, de mauvaise gestion et de sanctions américaines imposées depuis 2019, qui avaient bloqué toutes les transactions avec la compagnie pétrolière d'État PDVSA.
Un contexte politique transformé
L'accord intervient après un changement politique majeur au Venezuela. Suite aux événements de janvier 2026, l'administration Trump a assoupli les sanctions en émettant de nouvelles licences générales autorisant les entreprises américaines établies à mener des transactions avec le secteur pétrolier vénézuélien et à exporter des diluants vers le pays.
Marco Rubio, qui avait auparavant plaidé pour des sanctions maximales contre le Venezuela, joue désormais un rôle central dans la politique américaine envers Caracas. Selon des observateurs, il exerce une influence considérable sur les finances vénézuéliennes et la distribution des ressources naturelles du pays.
Le président Trump a conclu son message en affirmant que l'accord aidera à « placer le Venezuela sur la voie d'un succès immense et d'une grande prospérité », tout en assurant les Américains de bénéfices économiques à long terme grâce à la baisse prévue des prix des carburants.









