Société

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Léa Fontaine

À Rosières-en-Santerre, un rassemblement de solidarité après les violences du 17 octobre

Une quarantaine de personnes ont rejoint le parvis de la mairie de Rosières-en-Santerre samedi 24 octobre 2026. Elles ont manifesté leur soutien aux élus, aux habitants et aux commerçants des villes frappées par les violences une semaine auparavant.

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Une mobilisation après l'appel des maires de France

Ce rassemblement prolonge l'appel de l'Association des maires de France (AMF). Lancé le dimanche 18 octobre, il invitait les maires et leurs conseils municipaux à se retrouver devant les mairies le lundi 19 octobre "à partir de midi", en réaction aux violences, aux pillages et aux incendies de bâtiments publics commis en marge de la mobilisation du 17 octobre.

Dans la Haute Somme, les maires de Roye, Montdidier, Albert, Nesle et Ham avaient appelé à se réunir dès le 19 octobre. Guillaume Ancelet, maire de Rosières-en-Santerre, n'avait pas prévu de rassemblement ce lundi-là : il estimait le délai trop court et comptait soumettre la question à ses adjoints lors de leur réunion du mardi.

Le samedi 24 octobre, des maires des petites communes proches de Moreuil se sont également réunis pour dénoncer les violences, rapporte le Courrier picard. Ils se sont rassemblés autour de Marine Hall et de Vincent Wable, maire de Sauvillers-Mongival et vice-président de la Communauté de communes Avre-Luce-Noye.

Des manifestations contre la vie chère aux violences

Le 17 octobre, des manifestations contre la vie chère avaient été organisées à travers la France. Selon RFI, elles réunissaient d'anciens "gilets jaunes", mais aussi des lycéens, des étudiants, des militants du climat et des agriculteurs. Leurs revendications portaient également sur les moyens insuffisants dans l'éducation et sur la dégradation des services publics.

En marge de ces manifestations, des magasins, des bâtiments publics et les forces de l'ordre ont été visés. Le bilan consolidé publié le 18 octobre par le ministère de l'Intérieur fait état de 2 397 interpellations durant la journée du 17 octobre. Il recense aussi 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement.

Des bâtiments publics et des commerces touchés

À Limoges, un incendie a détruit une grande partie de l'hôtel de ville, qui date du XIXe siècle. À Lyon, le feu a touché une antenne de l'office de tourisme. Des attaques ont également visé des mairies et des bâtiments représentant l'État à Marseille, Lille, Angers et Bordeaux.

Pour les commerces, Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), évaluait le 18 octobre à environ 1 500 le nombre d'établissements directement touchés en France. Il estimait la facture à "plusieurs centaines de millions d'euros".

La réaction d'Emmanuel Macron

Lors de son allocution du dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron a dénoncé des "factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants". Le président a promis "toute la transparence" sur la stratégie du maintien de l'ordre et déclaré que "ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser".

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