Un départ près de la statue de Pierre-Paul Riquet
Pour cette deuxième journée de mobilisation contre la vie chère, le cortège toulousain ne partira pas de la station de métro Jean-Jaurès. Les participants sont attendus à 14 heures près de la statue de Pierre-Paul Riquet, en haut des allées.
Le parcours prévu longe le canal du Midi près de la gare Matabiau, puis mène à la rue de Sébastopol. Le cortège doit ensuite passer par Héraclès et le pont des Catalans avant de terminer à Saint-Cyprien, comme le 17 octobre.
D'autres rendez-vous apparaissent sur la "carte des mobilisations" des gilets jaunes, sans garantie de leur maintien ni de l'aboutissement des actions annoncées. À Toulouse, elle mentionne Jolimont à 6 heures, au rond-point, la gare de Saint-Cyprien - Les Arènes à 10 heures et la gare Matabiau à 10 h 30.
Dans l'agglomération et les environs, des rassemblements sont également signalés à Beauzelle dès 5 heures, devant le dépôt de tramway Tisséo au 57 chemin des Amandiers ; à Muret à 6 heures, sur un rond-point de la rue de la République ; à Auzielle à 9 heures, sur un rond-point du chemin Toulousain ; à Blagnac à 10 heures, au rond-point de l'Envol ; et à Montgiscard à 14 heures, au rond-point de l'Intermarché sur la RD16.
Métro, tramway et bus : les changements annoncés
Tisséo prévoit de fermer trois stations dès 10 h 30 : Capitole sur la ligne A, Jeanne d'Arc sur la ligne B et Jean Jaurès sur les deux lignes. Les rames ne les desserviront plus à partir de cette heure. Le réseau précise que d'autres fermetures pourraient intervenir dans la journée. À Jean Jaurès, l'Espace Voyageurs et l'agence resteront fermés toute la journée.
À compter de 14 heures, le tramway sera interrompu sur la portion Palais de Justice-Arènes. La ligne T1 conservera son fonctionnement habituel entre Arènes et MEETT. Aucun changement n'est annoncé pour Téléo.
Les déviations de bus commenceront à midi. Elles concerneront la Navette Aéroport ainsi que les lignes L1, L2, L3, L4, L5, L8, L9, L14, 13, 15, 18, 23, 27, 29, 34, 39, 44, 63, 67 et 70. La Navette Centre Ville et les lignes 45 et 66 seront suspendues. Selon Tisséo, le service des bus doit être rétabli en fin d'après-midi, selon la progression de la manifestation.
Vitrines protégées et couvre-feu dans l'hypercentre
Après les pillages et les dégradations du 17 octobre, de nombreux commerçants du centre-ville ont posé des panneaux de bois devant leurs vitrines. Malgré le couvre-feu instauré dans l'hypercentre, ils redoutent de nouveaux dégâts.
Selon Toulouse Mairie Métropole, la mesure décidée par le préfet de Haute-Garonne, Fabrice Rigoulet-Roze, s'applique du jeudi 22 au dimanche 25 octobre 2026, chaque nuit entre 23 h 59 et 5 heures. Le périmètre est délimité par la rue de Rémusat, la place du Capitole, la rue Saint-Rome, la rue des Changes, la place Esquirol et la rue d'Alsace-Lorraine.
Le non-respect du couvre-feu expose à une amende de 750 €. Des dérogations sont prévues pour le travail, la santé et les missions de service public.
La mairie signale aussi des perturbations de la collecte des déchets dans le centre-ville les 23 et 24 octobre, en raison de la manifestation. Elle demande aux habitants de garder leurs bacs hors de la voie publique.
70 000 policiers et gendarmes mobilisés en France
À l'échelle nationale, Laurent Nuñez a annoncé le renforcement du dispositif de sécurité pour le 24 octobre, avec 70 000 policiers et gendarmes mobilisés. D'après franceinfo, le ministre de l'Intérieur a promis "la plus grande fermeté" face au risque de nouveaux débordements.
Franceinfo rapporte également qu'à l'issue d'une réunion avec les services de renseignement, le jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a déclaré que les cortèges autorisés dans les jours suivants seraient uniquement ceux organisés à l'appel des syndicats. L'association de défense des libertés constitutionnelles et le Syndicat de la magistrature ont déposé un recours devant le Conseil d'État à la suite de cette prise de position.
Des interdictions de manifester ont été prises pour ce samedi, notamment à Lyon, Montpellier, Rouen et Toulon. À Marseille, en revanche, un cortège syndical a reçu l'autorisation de défiler, selon franceinfo.
Une mobilisation engagée le 17 octobre
La lutte contre la vie chère constitue la revendication commune des organisations qui appellent à cette nouvelle journée. À Toulouse, la manifestation du 17 octobre avait rassemblé 32 000 personnes selon la préfecture et 80 000 selon les syndicats, avant de se terminer par des affrontements et des pillages de commerces.
Pour l'ensemble du pays, RTL rapporte un bilan officiel d'environ 550 000 participants le 17 octobre, contre environ 800 000 avancés par les organisations.
La coordination des gilets jaunes porte aussi d'autres demandes, recensées par RTL : la démission d'Emmanuel Macron, le respect du droit de manifester, la condamnation des violences policières ainsi que l'interdiction des grenades de désencerclement et des LBD contre les manifestants.
Deux autres échéances annoncées
Selon Le Figaro, la coordination des gilets jaunes, à l'origine de l'appel du 17 octobre, avait annoncé dès le lundi 19 octobre ce deuxième rendez-vous du 24 octobre et un "acte III" pour le samedi 31 octobre. Elle entend ainsi prolonger le mouvement.
Une journée de grève et de manifestation est par ailleurs prévue le jeudi 5 novembre 2026 à l'appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l'Unsa et de la FSU. Selon RTL, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, présente cet appel intersyndical comme une réponse à la mobilisation du 17 octobre.









