Une deuxième journée de mobilisation
Cet "acte II" suivait la journée du 17 octobre, marquée par des violences et des pillages. Le ministère de l'Intérieur avait alors recensé 550 000 manifestants dans le pays, contre 410 000 ce samedi.
L'écart entre les estimations concerne aussi Paris : la CGT y revendique 250 000 participants, sur les 800 000 qu'elle dénombre en France. Le ministère en compte 110 000 dans la capitale.
Des blessés graves et des dégâts moins nombreux
Les trois manifestants grièvement blessés l'ont été à Toulouse, Clermont-Ferrand et Poitiers. À Toulouse, un homme de 20 ans a subi une grave blessure à la main ; selon un secouriste de rue, plusieurs doigts ont été arrachés. À Poitiers, un homme de 19 ans a été touché à l'œil gauche vers 17 h 30.
Pour Paris, la préfecture de police fait état de 142 interpellations, dont 120 ont été suivies d'un placement en garde à vue.
Les dégâts sont nettement inférieurs à ceux du 17 octobre. Dans son bilan publié dimanche matin, le ministère de l'Intérieur recense 24 commerces pillés, contre 1 522 une semaine auparavant. Le nombre d'interventions pour incendie est passé de 2 025 à 75.
Des effectifs renforcés et des manifestations interdites
Le dispositif de sécurité réunissait 70 000 policiers et gendarmes à travers la France, environ 10 000 de plus que le 17 octobre. Il comprenait des renforts du RAID, du GIGN et de la BRI, une vingtaine de véhicules blindés Centaure ainsi que 15 engins lanceurs d'eau.
Dans plusieurs villes, les autorités avaient interdit les manifestations. C'était notamment le cas à Lyon, Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre, Toulon et Limoges.
À Paris, le parcours a été modifié par la préfecture de police moins de 24 heures avant le défilé. Au lieu de relier Bastille à Nation, comme convenu avec les syndicats, les manifestants devaient aller de la porte d'Italie à la porte de Vincennes. Les organisateurs ont contesté cette décision devant le tribunal administratif, qui a rejeté leur recours.
Deux nouveaux rendez-vous annoncés
Les Gilets jaunes appellent à un "acte 3" le samedi 31 octobre 2026, pour "la défense des libertés publiques". Ils annoncent des rassemblements et des sit-in devant l'Assemblée nationale et les mairies.
Une journée nationale de grève et de manifestations est également prévue le 5 novembre 2026 à l'appel des organisations syndicales. Après la mobilisation du 24 octobre, la CGT a appelé la grève à "prendre le relais".









