Société

2 min de lecture

Léa Fontaine

Photo de mariage visée par des commentaires homophobes : le maire de Saint-Georges-de-Reneins réagit

Plusieurs commentaires homophobes ont été publiés sur la page Facebook de Saint-Georges-de-Reneins sous une photo du mariage de Manon et Juliette, célébré le 24 octobre par Philippe Marx. Le maire dénonce de la "bêtise humaine", rapporte Le Progrès.

lake-171fa6cc-9fb9-4677-a72a-fbaf51b744c6-0.webp

Une photo proposée aux mariées comme aux autres couples

Manon et Juliette ont des liens familiaux avec cette commune du Rhône. Le samedi 24 octobre, elles s'y sont mariées devant Philippe Marx. La mairie leur a proposé, comme elle le fait pour chaque union célébrée, de partager une photo du couple sur les réseaux sociaux.

C'est sous cette image, mise en ligne sur le compte Facebook municipal, que les propos homophobes sont apparus. Le Progrès présente ces réactions comme une manifestation de l'homophobie ordinaire à laquelle les couples de même sexe peuvent être confrontés au quotidien.

Saint-Georges-de-Reneins compte un peu plus de 4 500 habitants. Élu aux municipales de 2026, Philippe Marx y exerce son premier mandat de maire.

Dans le Gard et à Paris, des démarches judiciaires

D'autres publications homophobes sur les réseaux sociaux ont donné lieu à des plaintes. Selon France 3 Occitanie, Christophe Serre a déposé plainte contre deux personnes le 10 avril 2026 à la gendarmerie de Pont-Saint-Esprit, après avoir été la cible de telles insultes. Il est maire de Saint-Paulet-de-Caisson et président de l'agglomération du Gard Rhodanien.

France 3 Occitanie fait également état de la condamnation d'un habitant d'Alès pour des propos homophobes publiés sur les réseaux sociaux à l'encontre d'un conseiller départemental. La peine prononcée comprend une amende de 500 euros et un stage de citoyenneté.

À Paris, c'est une publication Facebook consacrée à la Marche des Fiertés qui a reçu de nombreux commentaires racistes, homophobes, transphobes et islamophobes. En septembre 2026, la Ville a annoncé qu'elle déposerait plainte et saisirait le procureur de la République au titre de l'article 40 du code de procédure pénale. D'après son communiqué, ces faits pourraient notamment relever de la qualification d'injures publiques à caractère discriminatoire.

← Retour à Société

À lire aussi