Un carré militaire dans l'enceinte de l'hôpital
Le lieu de l'hommage se trouve au-dessus de l'hôpital laurentinois, dans l'enceinte même de l'établissement, précise la notice Wikipédia du centre hospitalier. Les 38 soldats qui y reposent étaient venus y recevoir des soins pendant la Première Guerre mondiale.
L'établissement avait alors été réquisitionné pour accueillir les blessés. Selon cette même notice, sa transformation en hôpital militaire lui avait donné une capacité de 185 lits.
Son histoire avait commencé en 1892 : l'ordre des Chartreux, en la personne d'Anselme-Marie Bruniaux, avait fondé l'Hôpital Saint-Bruno. La notice du centre hospitalier et les Archives départementales de l'Isère indiquent que l'établissement est devenu public après l'expulsion des Pères Chartreux en 1903.
Le Souvenir français et les hommages de la Toussaint
L'historique officiel du Souvenir français rappelle que, durant la Première Guerre mondiale, ses comités préparaient des cérémonies à la période de la Toussaint dans les cimetières communaux. Ils veillaient aussi au fleurissement des sépultures de combattants décédés dans les hôpitaux de l'arrière.
Après la guerre, les comités n'ont pas participé à la gestion des nécropoles nationales, dont ils étaient exclus. Ils ont alors noué des liens avec les municipalités qui aménageaient des carrés militaires.
L'association doit sa création, en 1887, à François-Xavier Niessen. D'après son site officiel, elle comptait déjà quelque 80 000 adhérents et 854 comités cantonaux en 1900, avant d'obtenir la reconnaissance d'utilité publique en 1906.
Des documents conservés sur l'hôpital militaire
Le fonds de l'hôpital conservé aux Archives départementales de l'Isère comprend un plan du cimetière militaire ainsi qu'une liste nominative relatifs à l'hôpital militaire temporaire de 1914-1918.
On y trouve également le livret "Un carré Militaire en Chartreuse : 1914-1918 à Saint Laurent du Pont", que l'association la Vertevelle a publié en 2008.









