Un incendie a ravagé un bâtiment de l'UFR de lettres sur le campus de Mont-Saint-Aignan cette nuit
Un violent incendie a ravagé une partie du bâtiment de l'UFR de lettres et sciences humaines sur le campus de Mont-Saint-Aignan dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre 2026. Les flammes ont détruit la façade et une grande partie de la toiture de cet édifice qui abrite des formations en histoire, géographie, musicologie, lettres modernes, langues étrangères, philosophie et sciences humaines.
Cinquante pompiers mobilisés pendant plusieurs heures
Selon la préfecture de Seine-Maritime, les sapeurs-pompiers ont été alertés peu après 2h30 pour cet incendie situé boulevard André-Sigfried. Cinquante sapeurs-pompiers et trente engins ont été déployés sur les lieux pour combattre les flammes. Le foyer principal n'a pu être maîtrisé que vers 4h30, tandis que des foyers secondaires continuaient de brûler au niveau de la façade en milieu de matinée.
Un campus historique au cœur de l'université normande
Le campus de Mont-Saint-Aignan constitue le centre historique et administratif de l'Université de Rouen Normandie, qui accueille plus de 28 000 étudiants répartis sur sept campus dans la région normande. S'étendant sur près de 166 000 mètres carrés, ce site universitaire central héberge plusieurs facultés, dont l'UFR de lettres et sciences humaines touchée par le sinistre.
Le bâtiment endommagé, âgé d'environ cinquante ans, figure parmi les plus anciens du campus. Des étudiants avaient récemment exprimé leurs préoccupations concernant le vieillissement des installations de cette faculté qui emploie une partie des 2 500 personnels de l'université, dont 1 500 enseignants-chercheurs.
Une enquête ouverte pour déterminer les causes
Une enquête a été ouverte par la police de Rouen afin de déterminer l'origine de cet incendie. Les investigations devront établir les circonstances exactes du sinistre et identifier d'éventuelles responsabilités.
Un contexte de mobilisation nationale
Cet incident survient dans un contexte particulier : le 17 octobre avait été désigné comme une journée majeure de mobilisation à l'échelle nationale, avec plus de 1 300 actions prévues dans tout le pays, incluant des manifestations de Gilets jaunes, des actions étudiantes et des mobilisations syndicales portant sur le coût de la vie. Mont-Saint-Aignan, commune où la population étudiante représente plus d'un quart des habitants en raison de la présence de l'Université de Rouen et de l'école de commerce NEOMA, se trouve particulièrement concernée par tout événement affectant les infrastructures universitaires.
Depuis fin septembre 2026, la France connaît une vague de contestations étudiantes qui ont touché de nombreux établissements scolaires à travers le pays. Début octobre, les autorités éducatives avaient recensé 24 écoles incendiées ou saccagées lors de ces mouvements, faisant 78 blessés parmi le personnel du ministère de l'Éducation et environ 600 parmi les forces de l'ordre.
Questions sur la continuité pédagogique
L'ampleur des dégâts causés au bâtiment de l'UFR de lettres soulève des questions sur la continuité pédagogique pour les étudiants concernés par les programmes dispensés dans cet édifice. Les autorités universitaires n'ont pas encore communiqué sur les mesures qui seront prises pour assurer la poursuite des enseignements.









